**** Rendez-vous mardi 30 atelier patchwork et vendredi 2 juin atelier tombola ***************

30 mars 2014

Il reste des voyages #2

Au moyen Orient








En Asie
Diaporama, clic sur la flèche pour la musique




En Russie
Juste une image



22 mars 2014

Anniversaires de Mars


Vendredi, nous avons fêté les anniversaires de celles qui 
 ont pris un galon ...
Rose 5
Monique 14
Danièle 18
Nicole nini 21
Véronique 21

 Il y avait abondance et gaieté tout autour de la table gourmande (Oups, pas de photo) , surtout après la belle conférence de Lucie...

 On a dégusté du fée maison:

Des madeleines

Des gateaux d'Hannouka recette ici


Une tarte au citron

Des biscuits moelleux




Monique "au compte rond" s'est vue offrir par les adhérentes
une séance de SPA: massage , relaxation, soins, 
au salon Le Pavillon de Soie à Perpignan



A la demande générale, j'annoncerai les anniversaires d'Avril....:)


21 mars 2014

Au Fil de L'Histoire #3

Petit décalage de publication pour les exposés... 


La suite et la fin du vendredi 14 Février.. épisode 3. 


Le XIXème : le siècle du point de croix - La naissance des grilles

Le XIXème siècle est l'âge d'or du point de croix grâce au développement de l’industrie textile. La presse féminine se développe. Les premières grilles apparaissent pour la première fois à Berlin, en Allemagne. Pas moins de 14 000 diagrammes représentant des scènes champêtres, troupeaux, paysans sont publiés. 



" Cette invention facilita considérablement le report des couleurs sur le tissu. Au début, le dessin était peint à la main sur papier quadrillé, chaque carré représentant un point ; il suffisait, pour exécuter le travail, de compter carrés et points. Les clientes préférèrent d’abord les petits motifs qu’on travaillait en soie, puis, vers 1830, la mode passa à des sujets plus grands, réalisés en laine sur canevas : bouquets, oiseaux, temples grecs, autels, ou encore copies de toiles célèbres. Les premiers modèles furent édités sous forme de cahiers, mais on s’aperçut rapidement qu’ils se vendaient plus facilement en feuilles, séparés.
Le prix variait selon la taille des patrons, le nombre de points et couleurs ; on pouvait aussi les louer pour une somme modique. On en trouvait chez les éditeurs, les libraires et les marchands de tableaux ainsi que chez les détaillants, où l’on pouvait également se procurer le matériel nécessaire à la réalisation des ouvrages.
Toute l’Europe s’adonna bientôt à la broderie de laine et la fabrication des modèles connut un véritable essor, soutenue par une exportation de plus en plus importante vers l’Amérique du Nord. Berlin devint rapidement le symbole de cette production, et les notions de laine et de broderie de Berlin firent leur apparition. La création de diagrammes atteignit son apogée entre 1840 et 1850 (pour la seule année 1840, on dénombre quatorze mille dessins différents !), mais la demande diminua à partir de 1860. Les fabricants subirent la concurrence de plus en plus active des journaux de mode qui commençaient alors à publier des modèles pour leurs lectrices. Puis, d’autres pays commencèrent à produire eux-mêmes leur dessin, inspirés d’histoires et de motifs traditionnels de chaque région. La broderie de Berlin perdit ainsi son importance et aujourd’hui, chaque région dans le monde produit ses propres dessins, issus d’expérience personnelle et de symboles et couleurs spécifiques. "
Source : "Autour du Fil, l'encyclodépedie des arts textiles", Editions Fogtdal, Paris, 1988, volume 3.


Les fils sont devenus disponibles dans une large gamme de couleurs. Le coton et l’étamine font leur apparition. Les motifs sont devenus figuratifs, plus réalistes et plus petits.


 Les grandes fresques ont disparu au profit de petits tableaux rapidement réalisés évoquant scènes champêtres, bergères, troupeaux et paysans.


Pour la première fois, on produit les « canevas Pénélope », avec leur trame particulière, qui permet de broder à petit point et demi-point. 

On brode pour le plaisir. Comme George Sand, passionnée de point de croix, qui décora toute sa maison de ses œuvres brodées.
En 1886, Thérèse de Dillmont, aristocrate Viennoise, déjà membre de l’Académie de la Broderie de I’impératrice Marie-Thérèse, et fondatrice d’une école de broderie avec atelier et publications, s’associe à Jean Dollfus, grand industriel du textile, dont la maison, DMC, est arrivée intacte jusqu’ à nous.

 Elle publie une Encyclopédie des Ouvrages de Dames,  traduite en dix-sept langues, qui se vend à deux millions d’exemplaires, chiffre inimaginable pour I’époque.

 Tout le matériel nécessaire à la broderie et ses diagrammes entrent dans chaque maison d’Europe et des États-Unis où femmes et filles d’immigrants ont perpétué la passion du point de croix., grâce au développement des merceries.          


XXème et XXIème siècles

Au début du XXème siècle et jusqu’aux années 50, le point de croix n’est plus à la mode. Les femmes lui préfèrent la broderie blanche ou d’autres points plus libres. 

Il disparaît des trousseaux et des salons pour ne plus exister que dans les écoles pour encore quelques années. En 1968, disparaissent du cursus scolaire les travaux pratiques comme la cuisine, la couture et bien sûr la broderie.
Pourtant de 1970 à 1989, le magazine 100 Idées et l’esprit hippie de l’époque remet au goût du jour les travaux d’aiguilles.  

Puis, tout est de nouveau retombé dans l’oubli, jusqu’à ces dernières années.
Si ce magazine a disparu, d’autres ont vu le jour donnant un nouvel essor  au point de croix et aux travaux d’aiguilles en général. 
Mais, c’est surtout grâce à des créatrices très inspirées pour des brodeuses très passionnées que cet engouement a gagné tant de pays. Les motifs sont riches, variés, modernes mais ne s’éloignant jamais tout à fait des sources : anglaise, néerlandaise, quaker, copte. Tout peut être brodé avec finesse : des paysages, des fleurs mais aussi des pâtisseries, des bonbons, des oiseaux, des animaux. Des grilles, des livres sont régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement, publiés.





Aujourd’hui, presque chaque village a son « association » ; ce qui prouve bien la vitalité et l’intérêt porté à cette activité. Grandes et petites villes organisent des salons, des expositions, attirant toujours beaucoup de monde.

Et enfin, Internet a, là aussi, fait tomber toutes les frontières. Nous ne sommes qu’à un clic des dernières nouveautés parues sur toute la planète.  Nous pouvons les découvrir, les acheter pour notre plus grand plaisir. 


Le cercle des Brodeuses s’est considérablement agrandi pour former une grande famille.



Cet exposé a pu être réalisé grâce aux éléments trouvés sur le Net. Notamment ceux de :

 Si vous copiez des éléments de cet article, merci de préciser, comme je le fais ici, les sources indiquées ci-dessus.    Lucie.
art couture,fil,laine



20 mars 2014

Culture locale


Cette année, on n'oublie pas que notre passion se nourrit d'histoire. 




C'est gratuit...
Venez nombreuses!!!

Edit du 22 mars:
On vous conseille de visionner un documentaire-fiction sur ce thème

Sur le magnifique site patrimonial
Cinémathèque de Toulouse et Institut Jean Vigo Perpignan





12 mars 2014

Au Fil de l'histoire #2


La suite...Episode 2

MOYEN-ÂGE Du IXème au XIIème siècle

Le haut lieu de la broderie au Moyen-Âge reste Byzance. Son influence, grâce aux conquêtes arabes, s’étend dans toute l’Europe.
D’Italie en Espagne, les vêtements sacerdotaux sont brodés à partir de modèles d’origine persane par des brodeurs grecs (la chasuble de Sir Thomas Beckett brodée à Almeria en 1116), et en Sicile (le manteau du sacre du Saint Empire romain germanique datant de 1133-1134).
Manteau de couronnement de Roger II

En France, la « Tapisserie de Bayeux », confectionnée entre 1066 et 1083 (classée au patrimoine de l’Unesco), on suppose en Angleterre, est brodée sur des pièces de lin bis avec des fils de laine de neuf teintes naturelles. Elle mesure 68,30 mètres de long sur 50 centimètres de large et  retrace les faits relatifs à la conquête normande en 1066. Au total, 1 515 sujets variés fournissent une mine de renseignements sur le XIe siècle.

Entre le Xème et le XIIIème siècle, apparaissent les brodeuses de « loisir ». La châtelaine cultive l'art de la broderie et décore ses vêtements et ceux de son époux, de chevrons, de motifs géométriques et de fleurs. Elle utilise de nombreux points de broderie dont le point de croix. Elle reproduit les motifs des tapis que leurs époux ramènent de leurs croisades en Orient, mais aussi les armoiries que l’on brode partout : tapisseries, bannières.


Aux XII et XIIIème siècles, les motifs typiquement français sont le lys, les feuilles de vigne et les animaux fantastiques tels que la licorne ou le griffon. Les belles étoffes ramenées de croisade introduisent toujours plus de motifs orientaux, qui sont ensuite copiés et revisités par nos artisans.

 Le raffinement de cet art de l'ornementation du tissu atteint son apogée, et devient, fatalement, un art sacré en s'introduisant dans la sphère religieuse. Le vêtement lithurgique hérite, alors, de la magnificence orientale : fils d'or et d'argent, pierres précieuses, perles cousues.
Les motifs végétaux connaissent leur heure de gloire au XIIIème siècle. C'est l'époque des lys, du lierre, des roses, des fleurs, des bourgeons... Certains de ces motifs floraux évolueront peu jusqu'aux marquoirs modernes, qui se font ainsi les héritiers directs d'un art médiéval donc il ne subsiste que de rares témoignages.  




La RENAISSANCE et la naissance du point de croix

Le marquage du linge, qui existait déjà depuis le VIIIème siècle, était réservée aux familles nobles dotées : linge, mobilier et tentures ; tout était marqué.  Avec la Renaissance, cette pratique s’étend dans les milieux modestes avec la constitution du trousseau de la jeune fille.

C’est là que commence la véritable histoire du point de croix qui devient populaire dans toute l'Europe. Toutes les jeunes filles de bonne famille apprennent d’abord à broder afin de marquer le linge de maison du monogramme familial : c'est de ce terme, "marquer" le linge, que dérive le "point de marque", l'ancien nom du point de croix, ainsi que le terme "marquoir" qui désigne le sampler.
Le marquoir ou le sampler apparaît à cette même époque. Il permet aux jeunes filles de s'exercer tout en se constituant une bibliothèque de motifs variés qui s’accumulent pour former de véritables encyclopédies que l’on consulte pour trouver le motif le plus adapté au travail du moment.  Le marquoir reste dans le patrimoine familial, et se transmet de génération en génération. Le plus souvent en lin, ils sont brodés avec des fils de soie ou de laine, ton sur ton. Le coton est encore très rare en Europe et les couleurs très peu nombreuses. Les dessins sont disposés au hasard et les samplers n’ont pas encore cet aspect de tableau qu’ils auront par la suite (motifs quakers).

Du rouge de la garance au Rouge du Rhin

Au XVIIème siècle, a lieu ce que l'on appelle la "Révolution rouge".
 C'est à cette époque que les brodeuses prennent l'habitude de broder en rouge sur une toile blanche, jouant sur le contraste après des siècles de broderies plutôt « ton sur ton ».  Il fut dès lors très apprécié dans le marquage du linge car résistant aux lavages multiples.
Le rouge était extrait de la garance, plante à racines vivaces et à tige annuelle, de la famille des rubiacées, dont les racines contiennent des colorants solubles dans l’eau. Très réputée depuis l’Antiquité, sa culture était alors répandue dans tous les pays d’Europe.

Puis, à base de teinture chimique, importée du continent américain, c’est le rouge Andrinople, des étoffes de cette ville turque, que l’on retrouve comme couleur unique dans la grande majorité des marquoirs réalisés sur canevas au XIXème siècle et au début du XXème. 

Il était utilisé, en Alsace, par les teinturiers qui déversaient dans le Rhin leurs eaux de rinçage chargées de colorant rouge et finissaient ainsi par teinter le fleuve lui-même. De là vient l’appellation « Rouge du Rhin » qui figurait sur les étiquettes des pelotes de fil mercerisé DMC, sous la référence 321, toujours d’actualité.
Un bel article chez Ouvrages de DAMES


...à suivre...

Cet exposé a pu être réalisé grâce aux éléments trouvés sur le Net. Notamment ceux de :


 Si vous copiez des éléments de cet article, merci de préciser, comme je le fais ici, les sources indiquées ci-dessus. Lucie.
art couture,fil,laine